Logiciel libre

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Explications

On doit le concept de logiciel libre à Richard Stallman.

Voici l'histoire qui lui est arrivée et qui a donné lieu au concept de logiciel libre.

Extrait de la Bande Dessinée "A l'abordage" de Hardabud.

Le logiciel propriétaire

  • on achète un droit d'utilisation (une licence) et parfois un support (un CD) ;
  • on n'a pas le droit de donner/prêter son support (CD), on ne peut pas céder la licence à un tiers ;
  • je n'ai pas le droit de “démonter” le programme pour l'analyser.

Il ne faut donc pas confondre gratuit et libre.

  • le shareware: ce sont des logiciels gratuits pour une durée (je ne peux m'en servir que pendant 60 jours par exemple) ou un usage précis (je ne peux pas enregistrer ou imprimer), m'incitant à acheter la version complète ;
  • le freeware: ce sont des logiciels gratuits mais dont la recette n'est pas publique (voir plus bas, le “code source”). C'est gratuit parce que le développeur veut se faire connaître, ou bien parce qu'il vit de la publicité (on peut avoir des pubs sur le logiciel).

Les 4 libertés du logiciel libre

Le logiciel libre à été pensé pour favoriser le partage et l'amélioration d'un programme.

  • liberté d'utiliser;
  • liberté d'étudier ;
  • liberté de distribuer des copies ;
  • liberté d'améliorer (et de distribuer les améliorations).

Ce qui intéresse directement l'utilisateur d'un logiciel, c'est la liberté de copier (qui induit souvent la gratuité du produit), et la liberté d'utiliser.

Cette dernière semble anodine, mais il n'y aura pas de “version de 60 jours” d'un logiciel libre. De même, si vous voulez utiliser un logiciel libre de tableur pour faire le café ou le pare-feu dans votre ordinateur, vous avez tout à fait le droit.

Les autres libertés sont indirectement intéressantes pour vous car l'étude et l'amélioration ne sont possibles que si un logiciel est livré avec sa notice (son “code source”).

  • si les utilisateurs se plaignent d'un manque de fonctionnalités ou d'un bug, ils trouveront plus facilement un développeur qui pourra améliorer le programme –> réactivité et amélioration ;
  • si un logiciel est abandonné par l’équipe principale de développeurs, un autre groupe peut reprendre là où ils sont restés –> pérennité et indépendance du logiciel ;
  • le format de fichier d'un logiciel libre sera facilement adapté aux autres logiciels, libres ou propriétaires, puisque la recette est disponible pour tous –> encouragement des standards et de l'interopérabilité.

Bien entendu, ces bienfaits impliquent que le logiciel possède une grande communauté de contributeurs.

Des exemples célèbres:

  • Mozilla Firefox: les plugins disponibles pour améliorer et personnaliser Firefox sont une bonne démonstration de l'activité des développeurs ;
  • OpenOffice, et ses petits frères: OO4Kids, LibreOffice, NeoOffice –> ces petits frères ne sont possibles que par l'accès au code - ce sont des “fourchettes” (on prend le même code et on le développe dans notre coin vers une autre orientation) ;
  • Gimp

L'utilisateur est partie prenante de l'amélioration de ces logiciels:

  • transparence : il peut suivre, suggérer/voter les améliorations pour les versions à venir ;
  • les utiliser, c'est les encourager. Plus il y a d'utilisateurs, plus il y a de développeurs, plus le logiciel est réactif et novateur.

Pour le monde non-marchand

Le logiciel libre est une aubaine pour les acteurs non-lucratifs:

  • services publics
  • associations, humanitaires, bénévoles
  • éducation, scolaires
  • etc.

Ils peuvent créer, distribuer, améliorer, récupérer ces logiciels en toute liberté. L'exemple du monde éducatif est très parlant:

  • des profs lancent l'idée d'un logiciel pour apprendre aux tout petits à utiliser l'ordinateur, puis à appliquer le programme scolaire de manière ludique ;
  • quelques développeurs/profs s'emparent du projet ;
  • les professeurs s'échangent, utilisent et améliorent le logiciel ;
  • ils encouragent aussi les parents à l'installer chez eux.

c'est la belle histoire de Gcompris. Son auteur, Bruno Coudoin, explique:

Le monde de l'éducation est naturellement très sensible aux valeurs du partage, du libre accès à l'information et à la connaissance, à l'indépendance de ses outils éducatifs. Malheureusement, il ne suffit pas d'avoir l'éthique, il faut aussi les logiciels. Ce qui est important, c'est de pouvoir proposer une solution complète comme abuleduiii avec des logiciels répondant à leurs attentes : "regardez, c'est libre, simple et adapté à votre besoin".

En parallèle, ils y a des acteurs privés qui vendent des logiciels propriétaires aux écoles, avec toutes les contraintes qui s'y attachent:

  • achat d'une licence ;
  • impossibilité de s'auto-dépanner ou d'améliorer selon ses besoins ;
  • impossibilité de copier/diffuser auprès des enfants, parents, autres écoles.

Pour le monde marchand

Certaines entreprises sont convaincues que le modèles de développement d'un logiciel est plus efficace si le code source est ouvert (OpenSource).

C'est le cas de Google avec son navigateur Chrome, d'Oracle et de sa suite bureautique OpenOffice, et bien d'autres entreprises.

Ces entreprises considèrent qu'elles vendent moins un programme qu'un service.

  • elles vont proposer une version payante du logiciel avec un support, un développement sur mesure, des formations, de l'installation sur place, etc…
  • elles bénéficient des améliorations faites par la communauté ;
  • ces améliorations sont en concordance avec les besoins des clients puisque ce sont eux-mêmes qui les suggèrent ou les corrigent.

C'est une approche très différente du modèle classique 1 logiciel = 1 vente. Portée éthique.

  • formats ouverts et standard

A retenir

Le libre ce n'est pas que pour les logiciels:

  • les images
  • les vidéos
  • la musique
  • les textes
  • le savoir

Logiciel libre ne veut pas dire forcément gratuit. Mais, dans culture plutôt non-marchande du libre, c'est souvent le cas.

Pour aller plus loin