Eco-balade du 15 novembre 2017 à la petite Sadouve

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Un groupe de 13 personnes se sont rejointes à l’Espace Numérique afin de prendre les consignes pour l’éco-balade de ce mercredi matin 15 novembre, sous la direction de Allison et René.

La matinée est ensoleillée et légèrement fraîche puisque la température est de 5°c, à 8 heures 45.

Notre lieu de départ pour cette éco-balade se situe au point 45, situé à la Petite Sadouve.

René nous présente sa magnifique canne en bois de poirier sauvage ornée de nombreux nœuds, la tête est en bois de cerf et le pommeau représente une bécasse qui a été gravée par notre ami. Celle-ci lui sert à nous montrer ce qu’il nous signale.

Nous partons de la Petite Sadouve, en direction du Freux.

Le groupe en direction du Freux

Il y a plusieurs petites maisons. Sur le côté, de nombreux arbres sur lesquels s’est greffé du gui.

À notre gauche, un plateau de schiste n’a pas beaucoup de terre.

À droite René nous indique le passage d’un chevreuil ; il récupère un poil de chevreuil puis nous le montre.

Une borne kilométrique en forme de dôme est enfoncée sur l’autre bord du fossé.

À l’entrée, un chemin de terre qui va au pont du Canut, interdit le passage à tous les véhicules (seuls, les chevaux sont autorisés).

Le panneau symbolique du fer à cheval est fixé juste au dessous de la pancarte bleue et un autre sur un bout de tronc avec deux indications.

René nous explique qu’autrefois des enfants poussaient un peu le pressoir à cidre, mais pas longtemps car cette manœuvre était fatigante.

À quelques pas, nous apercevons une grange où de nombreux accessoires sont suspendus sous les poutres ( tels : des paniers en osier, les sacs en toile de jute…).

Nous poursuivons notre chemin et découvrons un four à pain et son rouable qui servait à pousser les braises et les aliments, et à retirer les aliments cuits et les cendres.

Victor Edet est né en ce village du Freux le 8 février 1872. Fils de Jean-Marie (meunier) et de Félicité Guillemé (ménagère). Il fut maire de Guichen de 1919 à 1940, et une rue de la commune porte son nom.

Dans un des vieux bâtiments utilisés probablement pour les animaux, un ancien plantoir en bois est fixé dans un trou du mur et sert de clenche à la porte.

En continuant, nous entendons le chant des oiseaux.

Nous sommes maintenant au moulin de Freux où nous avons le plaisir d’entendre courir le bruit de l’eau.

L’entrée du moulin est composée d’une très belle porte en bois de chêne avec de gros clous spécifiques de l’époque ; et sur celle-ci une inscription que nous pensons être : Pierre de la Hulouer ?

Au sud du moulin, est accolé un petit jardinet, dont le portillon a été refait.

Sur le mur de la vieille demeure qui était probablement celle du meunier, est fixé un anneau qui servait à attacher les équidés.

Nous faisons quelques pas et trouvons un pied de sureau (avec les fruits il est possible de réaliser du vin et de la confiture, avec les fleurs de la décoction, de la limonade, et avec le bois des sifflets…).

Un peu plus loin, un passage à gué que nous ne pouvons pas traverser car le niveau est trop haut.

passage à gué vers guignen

A côté du gué, des morceaux d’une grosse pierre suffisamment importante et qui était certainement la meule du moulin.

Sur le bord du Canut pousse un aulne !

Une balançoire accrochée à une branche d’arbre, nous rappelle notre tendre enfance.

Nous faisons demi-tour, et observons un bâtiment en pierres (qui devait servir de poulailler) dont les marches ont été taillées dans le roc.

Le temps s’éclaircit et le soleil commence à se faire ressentir un peu plus, ce qui n’est pas désagréable.

Pendant notre marche nous observons du buis qui s’élève le long d’un vieux tronc d’arbre (ragosse).

Nous continuons le sentier, et de nombreux arbres aux couleurs automnales sont appréciables.

Sur le talus, près de la ragosse pousse du fragon appelé également petit houx avec ses boules rouges et vertes (extrêmement piquant on peut en faire une couronne qui, suspendue à l’envers autour du tronc, évitera aux chats de grimper). Nous apercevons un coq faisan qui, effrayé prend son envol à notre approche ; nous entendons néanmoins son chant.

Dans un champ d’anciens outils agricoles sont entreposés, dont une herse barre son entrée.

Nous arrivons au village de la Petite Sadouve qui comptait 81 habitants en 1911.

Nous observons un puits grillagé et juste derrière un ancien lavoir, envahi aujourd’hui par les broussailles.

Tout en continuant notre parcours, René nous montre et nous explique plusieurs orifices (nids à martinet noir) sur une maison en pierres.

A la sortie du village, notre maître chasseur d’images nous fait découvrir la trace d’un blaireau sous une clôture, dont l’herbe et la terre sont damées car celui-ci s’aplatit pour passer.

Nous arrivons au petit chemin difficile d’accès par la présence d’une belle mare d’eau qui nous amène à notre moulin d’Yot.

Nous longeons la rivière du Canut où une mini cascade s’écoule sous l’écluse de l’ancien moulin de Yot situé sur la commune de Guignen.

Pour atteindre le moulin il faut passer sur des « dents de chaussée » nom local de pierres de gué, aussi appelées « dents de Diot » par les habitants du lieu. Utilisées pour marcher sans se mouiller les pieds, ces pierres sont placées de chaque côté du pont.

une pierre du passage à gué

Voici l’ancienne écluse du moulin, on arrête l’eau pour l’expédier dans la partie réduite.

Vue arrière de l’ancien moulin à farine, nommé Diot de l’ancien cadastre Napoléonien de 1832, celui-ci date probablement d’avant 1700.

Un pieu à mortaise près du mur sert à mesurer le niveau de l’eau pour faire tourner la roue du moulin.

L’on voit encore l’emplacement de celle-ci aujourd’hui disparue, là où est situé le cercle de mousse sur le mur.

En revenant sur nos pas, nous admirons le paysage automnal.

Nous revenons vers la petite Sadouve et empruntons une sente qui nous conduit (en direction de la Rouvrais et de la Déliberdais) à une fontaine Gallo-romaine.

Nous descendons le sentier qui nous dirige vers ladite fontaine.

Nous accédons à la fontaine en étant obligés de passer le ruisseau par l’intermédiaire d’une palette.

Nous ignorons si la fontaine gallo-romaine est classée ou non, elle se retrouve cachée par la végétation (arbres, fougères, branchages…).

Nous trouvons sur notre trajet un pommier sauvage.

Nous sommes en direction des voitures pour le retour, lorsque au loin, nous apercevons dans un champ une buse variable qui vient de se percher sur un poteau en bois.

Nous sommes arrivés à notre point de départ et chacun livre ses impressions sur cette éco-balade, avant de remonter dans les véhicules.

(Compte-rendu de Viviane, Eliane, Catherine, René et Joël).

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