Eco-balade du 31 janvier à la Haute Bouëxière

Voir en plein écran

Nous arrivons à la Haute-Bouëxière par un temps maussade car il pleut, et là nous déposons nos véhicules pour attaquer notre sortie.

Nous empruntons un petit chemin, et dans un hameau nous y découvrons un vieux four à pain restauré.

les participants marchent sur un chemin de terre.
Nous continuons tranquillement notre balade, en descendant le chemin empierré nous découvrons au loin la commune de Laillé où nous entendons une grive musicienne, et nous voyons un pigeon dans le bois de Bénioque.

Nous empruntons le chemin de terre pour notre descente vers le bois où de magnifiques arbres ornent l’endroit.

Dans un champ, où nous avons une vue sur la carrière de Malroche (située au Boël), nous constatons qu’il y a de nombreuses plumes de pigeon, et René nous explique que celui-ci a probablement été attaqué par une buse variable, les plumes qui se nomment des rémiges (elles ont été coupées à ras bord) ont sans doute été prédatées par un renard.


René a toujours avec lui ses appeaux pour nous rappeler les chants d’oiseaux.

Nous reprenons notre parcours, et voyons des bois de feuillus, du fragon (faux houx) avec de petites boules rouges (mâles) et nous voyons également des charmes.

Dans le bois de la carrière, nous apercevons un circuit de VTT et passage de chevaux.

Du haut de la carrière, nous apercevons le sous-bois de Bénioque, et le passage d’un ruisseau.

Nous sortons du bois de Bénioque, et descendons vers la voie ferrée et les bâtis des anciennes carrières et au ras des arbres, René nous explique que c’est une cache favorite pour les bécasses.

Nous passons devant l’arcade d’un pont où nous apercevons et la rivière et la voie ferrée, ou un feu indique au train que la voie est libre pour lui, et nous nous rendons aux carrières.

Nous arrivons aux anciennes carrières (où travaillaient des prisonniers de guerre qui remplaçaient les hommes partis au front) où nous découvrons les anciens vestiges recouverts de verdure. Elles se situent dans la forêt de Bénioque près de la Bouëxière en Guichen.

Les pierres et la terre étaient transportées par bateau puis par la voie ferrée. Un train partait chaque jour.

Les ruines des carrières.
Belle structure, un vestige des anciens rails en béton armé qui servaient au transport des pierres (des palans où étaient accrochés les trains qui transportaient les pierres de schiste très nombreuses dans la région et qui servaient autrefois aux constructions de ponts, maisons…).

Nous supposons que la bâtisse de briques devait servir à surveiller le chargement des pierres dans les trains.

En faisant demi-tour pour reprendre le chemin de halage, en amont de la carrière nous découvrons enfoui l’ancien passage des camions qui se rendaient aux carrières

Un amas de pierres restées sur les bas côtés du passage des camions.

Nous rebroussons chemin, et passons sous le pont de la voie ferrée pour longer la Vilaine
vers le moulin de la Bouëxière.

Joël et Marie Paule sont en train d’essayer de déchiffrer l’inscription qui se situe sous le pont.

La pierre spécifique sur laquelle nous pensons qu’il y avait des inscriptions (probablement des codes) qui peuvent avoir été détruites.

En continuant nous nous engageons sur le halage en direction du moulin et voyons de magnifiques arches situées qui surplombent la voie ferrée.

Pourquoi certaines arches sont-elles plus enfoncées que d’autres qui effleurent la façade ?
Dont une qui a des pierres différentes, pourquoi ces arches ? Sous le pont, est-ce en terre ou en pierres ? Ci-dessous, une arche bien visible en pierres de schiste avec des découpes internes, et l’autre en pierres qui bouche l’arcade en alignement.


Ci-dessous, la première est en alignement du façonnage de la voûte en pierres de schiste, et sur la seconde nous apercevons des marches peut-être prévues pour atteindre la voie ferrée !

Sur des arches René nous fait découvrir une plante située dans les pierres du Bouillon blanc appelé aussi Molène qui donnera au printemps de jolies fleurs jaunes.

Sur l’autre rive nous voyons des champs et des arbres où pousse du gui. Un peu plus loin se trouve la ferme de la Poissonnière située sur la commune de Laillé (au lieu dit Chauvignoc) avec son superbe pigeonnier qui daterait selon notre ami Joël de l’an 1570 environ.

Le long de la voie ferrée, nous voyons la pierre de la Bouëxière, surplombée par les racines d’arbres de diverses espèces qui ont poussées depuis des années.

Tout au long, nous découvrons des petits passages envahis par le buis et autre végétation.
Ci-dessous, sur la photo de droite, une racine de chêne se retrouve prise dans les pierres.

Sous la pluie, nous sommes surpris d’apercevoir un chêne totalement enroulé dans les pierres, au-dessus la voie ferrée est légèrement visible. A droite, René nous explique ces petites boules de chênes (canotes).

Un parasite (petite guêpe) qui pond sous l’écorce des chênes (la gale des chênes ou le cynips). Autrefois, nous jouions aux billes avec ces petites boules.

Nous arrivons devant le moulin-écluse de la Bouëxière à l’angle d’un pilier donnant sur l’eau
une statue représente un aigle aux ailes déployées.

Le moulin de la Bouëxière.
Devant le moulin-écluse une magnifique roue qui servait à faire tourner le tour à farine.

A l’entrée du halage, une règle graduée qui mesure les crues, les niveaux de rivière ou de canal.

Juste avant la passerelle du moulin-écluse, se pose majestueusement un superbe yucca.

Les portes de l’écluse sont ouvertes en amont vers Redon.

Nous continuons notre parcours, et nous retrouvons devant des panneaux de balisage de circuits pour la Locquenais et la Haute-Bouëxière.

Nous arrivons en fin de notre parcours sur le halage pour emprunter un passage sous la voie ferrée, où sont indiqués les parcours, ainsi que des bornes de niveaux des eaux suivant les années d’inondations.

Nous traversons ce passage étroit, quelques secondes à l’abri de la pluie qui nous accompagne depuis le début.

Nous remontons le chemin pentu, et découvrons du fragon (dit petit houx) en contre-bas.

Nous apercevons le petit houx, le fruit du houx est parfois appelé « cenelle »

Nous croisons un buisson comportant un mélange de fragon et de « la cenelle » (qui a des actions digestives et anti-cholestérol) appelée communément baie d’aubépine

Nous entendons et nous voyons de magnifiques oiseaux (rouge-gorge, mésanges, pinsons …)qui nous enchantent par leurs chants mélodieux.

Voici les premières plantes qui fleurissent, et qui se nomment « pulmonaire officinale » et n’apparaissent que dans les terrains humides.

La fleur de la plante est utilisée pour les infections respiratoires (bronchites et autres…).

Du haut de notre chemin de retour, nous apercevons le déversoir du moulin de la Bouëxière.

Au cours de notre balade, nous avons aperçu de loin les carrières de Malroche situées à Pont-Réan, dont nous joignons une ancienne carte postale (recherche de Joël).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *