Balade du 4 avril à la découverte du patrimoine de Guichen

Nous nous retrouvons place Georges Le Cornec (ancien maire de 1946 – 1958), où pour l’instant le ciel est bleu !
Joël, président de l’Association du Patrimoine Historique de Guichen Pont-Réan, replace Guichen dans son contexte historique et nous montre diverses photos sur les anciennes voies romaines.

Nous nous rendons aux Monument aux Morts, inauguré le 10 juillet 1920, qui compte à ce jour 127 noms inscrits.
Le monument à l’origine était situé face à la mairie, à l’angle des rues du Général Leclerc et Victor Edet. Celui-ci a été transféré en septembre 1997 place Georges Le Cornec.

Nous quittons la place Georges Le Cornec, nous traversons la rue Arsène Thoumelin, gendarme à cheval (ancien maire de 1944 à 1946).
Nous nous arrêtons devant le calvaire où autrefois il fallait s’agenouiller pour prier.
Croix de mission qui date du XIXème siècle, dans un enclos en muret de pierres surmonté de grilles en fer forgé en pyramidal.
Ce calvaire représente une colonne torsadée, posé sur un socle de pierre où il y a un message gravé : « Mon Jésus Miséricorde ».

Nous prenons un passage boisé en direction des étangs de l’Éberge, où nous apercevons un nid de corneilles.


René trouve un œuf de corneille et nous explique comment les petits oisillons cassent leur coquille.
Nous nous arrêtons pour observer l’environnement, dont un magnifique aulne devant la résidence « Mathurin Méheut » et de magnifiques forsythias.

Nous observons un puits entouré de bâtiments, construit en grès gris, circulaire, entouré de verdure. Le système permettant de remonter l’eau à la surface à l’aide d’un seau semble toujours fonctionner.
Sur le toit du puits poussent de la mousse et du plantain.
Il existe deux sortes de plantain, (le grand plantain se nomme le plantago major), (le petit plantain à 5 coutures est appelé également plantain lancéolé).
René nous explique qu’en frottant celui-ci contre les piqûres d’insectes ou d’orties, son pouvoir permet d’arrêter les démangeaisons.

Nous quittons la rue Paul Sérusier (peintre français 1864 – 1927) et arrivons rue du rocher juste devant le rocher à la Vierge.
La statue de la Vierge couronnée regarde son enfant qu’elle porte sur son bras gauche, et celui-ci tient dans sa main gauche un globe et son bras droit levé en signe de bénédiction.


Au pied du rocher, se trouve du laurier tain en fleur, nous voyons sur notre gauche un calvaire et au loin le clocher de l’église Saint Martin.
Le calvaire (du 13 mai 1942 ?), est une croix de chemin, qui se compose d’un ensemble de plusieurs socles en granit et schiste rouge, plus ou moins sculptés et moulurés.

Nous remarquons une protection pour permettre aux insectes de proliférer et rendre service à la nature.

Nous sommes à présent devant la fontaine qui se situe sur le côté du presbytère.
Il s’agit d’une fontaine avec une voûte en berceau, et, au fond, une niche. Il s’agit du seul exemple de ce type recensé à Guichen, qui date probablement du XVIIIème siècle.
(photo)

Nous poussons notre curiosité à l’arrière du presbytère où se trouve un ancien four accolé au mur.
Sur la toiture du four se trouve une tête d’animal (chien, loup, ou autre ?).
Nous redescendons le chemin du presbytère et nous nous retrouvons à présent sur l’aire de stationnement où se trouve deux panneaux indicateurs de randonnée, l’un autour de Guichen, l’autre pour se rendre vers la Provostais.

René nous fait découvrir une herbe à verrues (appelée chélidoine), celle-ci servent à faire disparaître les verrues (fleurs, jus et racines).

Pendant notre promenade, nous apercevons l’ancien cinéma St Martin, devenu depuis une salle paroissiale.

Nous voici à présent dans le passage Henri Bougeard qui a été nommé en février 1956 par le conseil municipal.
Henri Bougeard né en 1909 à Guichen, était électricien, il fût fusillé par les allemands en décembre 1942 au camp militaire de la Maltière à Saint Jacques de la Lande. Le nom de Henri Bougeard figure sur 4 monuments au morts, à Guichen, à Rennes sur le monument de la Résistance, au panthéon de l’hôtel de ville de Rennes, et enfin sur la stèle de la Maltière.

Nous tournons sur notre gauche, et apercevons les halles.
En 1854 la commune rachète le bâtiment à Fougères, un sous-sol y servait de prison.
Les halles sont conçues avec une armature en fer et une couverture en zinc.
Sur les halles actuelles nous pouvons admirer les murs en briques. En levant la tête, nous pouvons remarquer le fronton qui est en mosaïque.

Nous parcourons maintenant la rue du onze novembre puis nous nous engageons dans la rue Théodore Botrel.
Sur le mur, au-dessus d’une porte d’entrée, apparaît une pancarte représentant les portes de Bretagne.
Sur le haut d’une porte d’entrée, apparaissent des petites icônes décrivant les pigeonniers.
Sous les toits, se trouvent des nichoirs de martinets, aujourd’hui habillés par du lambris par le propriétaire.

Nous faisons demi-tour en longeant la rue Fagues et empruntons la rue de la République, et apercevons un panneau indiquant « la Locquenais ».
Aussitôt après, sur notre gauche, nous trouvons un puits merveilleusement conservé.
C’est alors, qu’au fond d’une courette privée, nous remarquons un four en pierres surplombé d’une lessiveuse dans laquelle les ménagères lavaient leur linge, et à l’occasion servait de chaudière à aliments pour cochons dans laquelle étaient cuites les patates.
Nous apercevons également, un vieux chaudron (dans lequel était cuits les aliments) accroché à une crémaillère dans la cheminée.
Sur le couvercle de la chaudière, nous pouvons lire le nom du constructeur à savoir : Ets Chappée, Le Mans.

Après avoir marché quelques centaines de mètres, nous tournons à gauche vers la route de Laillé.
Nous apercevons en haut de l’arbre un nid de corneille, et au pied de celui-ci du fragon (appelé petit houx).
Nous arrivons sur la rue René Diéras (1909 – 1944), médecin ;  résistant de l’Armée secrète (AS-FFI), fusillé.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de capitaine. Sa dépouille fut transférée le 19 mai 1949 à Guichen (Ille-et-Vilaine), ville dans laquelle une rue porte son nom depuis 1956.

Sur la droite en direction de Laillé, se trouve un four recouvert par la végétation sauvage (photo de 2009).
Celui-ci, situé sur un terrain communal, a été restauré en 2012 par le chantier de réinsertion (accompagnement de l’emploi réservé aux personnes concernées par les contrats aidés) financé par V.H.B. (Vallons de Haute Bretagne communauté).
Son intérieur est fabriqué en arrondi avec des briques réfractaires (pour résister à la chaleur).

Nous continuons notre promenade, et reprenons sur notre droite la rue de la Grande Ourse, et longeons le chemin, où ont été plantés diverses variétés de pommiers lors de la journée citoyenne, qui nous ramène vers la rue de la République.

Nous revenons sur la rue de Fagues, et nous dirigeons vers la rue du Commandant Charcot, sous la pluie. Il s’agit d’un officier de marine (1881 – 1936)
Devant la poste, se situe une fontaine en schiste pourpre et en bois, sur le domaine communal. Si son eau n’est pas potable, elle permet néanmoins aux jardiniers riverains de l’utiliser pour l’arrosage.
Sur cette fontaine apparaît une inscription (1842, et Guillot), indiquant que celle-ci fut inaugurée par ce Monsieur qui était le maire de l’époque.


Nous retournons à l’Espace Galatée d’un pas pressé car la pluie ne nous laisse plus aucun répit, puis chacun(e) rentre chez soi.

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Si le temps ne nous avait pas manqué, le parcours initial prévoyait que nous traversions le petit bois du lotissement des merisiers ; ensuite nous devions passer par les vieilles maisons situées à Saint Marc. Au numéro 63, nous aurions dû revenir vers l’Espace Galatée en longeant le jardin bio. Le parcours complet est proposé par la commission de l’agenda 21 et fera l’objet d’un petit document pratique pour les randonneurs.

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