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Les réseaux sociaux

A quoi ça sert ?

Partager avec son entourage : Les e-mails ne sont pas l’outil le plus adéquat pour échanger et entretenir des liens entre les personnes.

C’est à la base, un outil de travail, asynchrone, difficile à utiliser dès lors qu’on veut faire un partage massif. (voir l’atelier Netiquette).

L’entourage est constitué de plusieurs groupes de contacts (pro, écoles, familles, copains, collègues…), qui peuvent s’imbriquer ou non les uns les autres. On les appellera «sphères».

Toute la difficulté est de gérer l’information qu’on diffuse selon les groupes qui vont la recevoir: qu’est-ce que je dis, à qui?

Structure d’un réseau comme Facebook

Facebook, ça veut dire «trombinoscope» en anglais. Il s’agit donc de créer une page par personne et de les partager entre elles.

Déroulement d’une inscription Facebook

  • on crée un profil
  • on cherche des profils qu’on connaît: ma mère, mon collègue de boulot, un ancien élève
  • on demande une «amitié» avec ces personnes, elles acceptent ou non
  • si la demande est acceptée, l’accès aux profils devient réciproque: je vois la page profil de ma mère, et elle voit la mienne
  • Facebook me suggérera régulièrement des profils en piochant dans les amis de mes amis qui ne sont pas mes amis

Les gens s’en servent pour:

  • retrouver des personnes, car c’est l’un des réseaux les plus utilisés.
  • héberger et partager des albums photos, des vidéos.
  • donner des nouvelles courtes à ses amis sur son «mur», et recevoir des commentaires.
  • commenter le mur de ses amis.
  • discuter en direct («tchat») ou envoyer des messages (du type «mail»).
  • organiser des groupes, par thème, et créer des espaces de discussions dédiés à ces groupes. Les groupes mettent en relation des profils qui ne sont pas forcément amis.
  • organiser des événements (concerts, «apéro-géant», manifestations – voir printemps arabe,…): les événements mettent en relation des profils qui ne sont pas forcément amis.
  • passer le temps en utilisant des jeux, quizz, disponibles sur Facebook. Les résultats de leurs parties de jeu sont diffusés sur les murs de ses contacts.

Les limites d’un réseau social comme Facebook

  • Le monopole d’une entreprise.
  • La réciprocité qui manque de souplesse pour partager avec une multitude de contacts qui n’appartiennent pas aux même sphères.

Réseaux dont la structure est voisine:

  • Orkut
  • Copainsdavant
  • Famicity

Structure d’un réseau comme Twitter

Twitter n’est pas du tout similaire à Facebook, d’ailleurs ses utilisateurs ne l’utilisent pas pour la même chose.

  • Il n’y a pas de réciprocité obligatoire entre les profils
  • on ne partage que des textes et liens courts (140 caractères, espaces compris)

De ce fait, on peut lire les messages de quelqu’un qui ne lit pas les nôtres.

Les messages doivent plutôt être à teneur publique, et donc intéresser les personnes si on veut avoir des “abonnés”.

On n’utilise moins Twitter pour raconter sa vie à ses copains ou à sa famille que sur Facebook. On trouvera plutôt des dépêches d’actualité, des conseils, des liens intéressants.

Les utilisateurs de Twitter s’en servent pour:

  • faire de la veille technologique: se tenir au courant dans un domaine en particulier, plutôt professionnel (par exemple un animateur multimédia suivra d’autres animateurs qui parlent d’ateliers, de nouvelles technologies, de formations, etc…)
  • surveiller des profils célèbres: les politiques, journalistes, stars du show-biz, utilisent beaucoup Twitter pour relayer leur activité. Parfois en direct (un député qui “tweet” les débats en direct de l’assemblée nationale s’est fait mal voir!)

Les données personnelles

Le risque le plus courant est de ne pas maîtriser l’information que l’on publie en oubliant à qui elle s’adresse. On assiste parfois à une “boulimie” d’amis sur Facebook. Le revers de la médaille est une perte d’intimité.

  • on ne mélange pas ses collègues et sa famille : les photos de l’anniversaire de mon frère ne doivent pas être visibles pour mon patron
  • on ne publie pas ce qu’on ne montrerait ou dirait en vrai : l’écran peut faire sauter une pudeur naturelle.
  • on ne publie rien qui concerne quelqu’un d’autre : on n’a pas forcément les mêmes amis, et on doit respecter son droit à l’image

Il faut donc apprendre à gérer les différentes sphères de contacts, et les différentes identités numériques qu’on y associe (voir atelier identité numérique).

A retenir

Les réseaux sociaux sont conçus pour faciliter le partage lourd et intensif entre les personnes, à l’inverse de l’e-mail.

En revanche, il vous incombe d’apprendre à bien utiliser ces réseaux, et de respecter quelques règles de bon sens:

  • on ne parle pas aux inconnus
  • on ne dit pas plus que ce qui est utile
  • on se rappelle qu’il y a toujours un être humain de l’autre côté de l’écran
  • on fait attention au sens de ce qu’on écrit (la communication réelle ne se limite pas à des mots, sur Internet, si.)